Marguerite d’Angoulême

Marguerite d’Angoulême, aussi appelée Marguerite de Navarre, Marguerite française d’Angoulême ou Marguerite de Navarre, Margarita espagnole d’Angulema ou Margarita de Navarra, (née le 11 avril 1492 à Angoulême, France — décédée le 11 décembre 1492). 21, 1549, Odos-Bigorre), reine consort d’Henri II de Navarre, qui, en tant que patronne des humanistes et des réformateurs et en tant qu’auteur à part entière, fut l’une des figures les plus remarquables de la Renaissance française.

Fille de Charles de Valois-Orléans, comte d’Angoulême, et de Louise de Savoie, elle devient la femme la plus influente de France, à l’exception de sa mère, lorsque son frère accède à la couronne sous le nom de François Ier en 1515. Après la mort de son premier mari, Charles, duc d’Alençon, en 1525, elle épouse Henri II de Navarre (Henri d’Albret). Bien qu’elle ait eu une fille à Henri, Jeanne d’Albret (mère du futur Henri IV de France), le couple s’est rapidement séparé. Marguerite était, d’autre part, toujours dévouée à son frère et on lui attribue la vie lorsqu’il est tombé malade en prison à Madrid après sa capture à Pavie lors de la désastreuse expédition française en Italie en 1525.

Margaret a étendu sa protection à la fois aux hommes de génie artistique et savant et aux défenseurs de la réforme doctrinale et disciplinaire au sein de l’Église. François Rabelais, Clément Marot, Bonaventure Des Périers et Étienne Dolet étaient tous dans son entourage. Ses penchants religieux personnels tendent vers une sorte de piétisme mystique, mais elle est également influencée par les humanistes Jacques Lefèvre d’Étaples et Guillaume Briçonnet, qui voient dans les Épîtres de saint Paul une source primaire de la doctrine chrétienne. Bien que Marguerite ait épousé la réforme au sein de l’Église catholique romaine, elle n’était pas calviniste et ses relations avec sa fille étaient donc tendues. Elle fit cependant de son mieux pour protéger les réformateurs et dissuada François Ier de prendre des mesures intolérantes aussi longtemps qu’elle le put. En fin de compte, cependant, alors que les persécutions de la couronne augmentaient, elle ne put sauver Des Périers, Dolet ou Marot.

La plus importante des œuvres littéraires de Marguerite est l’Heptaméron (publié à titre posthume, 1558-59). Il est construit sur les lignes du Décaméron de Boccace, composé de 72 contes (sur les 100 prévus) racontés par un groupe de voyageurs retardés par une inondation à leur retour d’une station thermale pyrénéenne. Les histoires, illustrant les triomphes de la vertu, de l’honneur et de la vivacité d’esprit et la frustration du vice et de l’hypocrisie, contiennent un fort élément de satire dirigé contre les moines et les clercs licencieux et saisissants.

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Bien que certaines des poésies de Margaret, y compris le Miroir de l’âme pécheresse (1531; trans. par la future Reine Elizabeth I d’Angleterre comme Une Méditation Pieuse de l’Âme, 1548), a été publiée de son vivant, ses meilleurs vers, dont Le Navire, n’ont été compilés qu’en 1896, sous le titre des Dernières Poésies.

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