Ce Jour de l’Histoire Juive / Décès du Grand Érudit Halakhique Rabbin Joseph Caro

Le 24 mars 1575 a vu la mort du Rabbin Joseph Caro, la grande autorité et codificateur de la loi juive. En tant que principal érudit halakhique de son époque, Caro a répondu aux demandes du monde juif et est surtout connu pour sa compilation systématique de la loi – le Shulhan Arukh.

Joseph ben Ephraim Caro est né en 1488, au Portugal ou en Espagne – selon certains, à Tolède. Lorsque les Juifs furent expulsés d’Espagne en 1492, sa famille émigra vers l’est, d’abord à Nicopolis (dans l’actuelle Grèce), puis à Adrianople (aujourd’hui Edirne, en Turquie). L’éducation rabbinique précoce de Caro lui a été fournie par son père, Ephraïm.

En 1536, Caro s’était installé à Safed, en Palestine, où son professeur était le grand rabbin Jacob Berab. Berab aspirait à établir une autorité juridique juive suprême et à la faire établir à Safed. À cette fin, il a cherché à rétablir la pratique de la semikha (ordination), par laquelle l’autorité serait transmise d’un rabbin à l’autre. Caro était l’un de ceux qui ont reçu l’ordination de Berab.

Caro semble avoir été l’autorité halakhique la plus respectée de son temps, et les communautés du monde juif lui ont demandé de répondre à des questions juridiques. Par exemple, lorsque des Juifs de Carpentras, en France, ont été soumis à une décision défavorable en matière de fiscalité, ils ont fait appel à Caro pour obtenir réparation. Son avis en leur faveur a servi à convaincre la communauté de Carpentras de revenir sur sa décision initiale.

À Safed, non seulement il était un chef de communauté, mais il dirigeait apparemment une importante yeshiva, et lui-même conférait la semikha à des étudiants sélectionnés.

Les œuvres écrites majeures de Caro comprennent non seulement le Shulhan Arukh, mais aussi son Beit Yosef et Maggid Mesharim. Beit Yossef (“maison de Joseph”), commencée en 1522 alors que Caro était encore à Adrianople, et achevée seulement deux décennies plus tard, visait à être une compilation définitive de toute la loi orale, retraçant chaque loi depuis sa première mention dans le Talmud à travers les principaux commentateurs. Un tel travail semblait nécessaire à la suite de l’expulsion d’Espagne, avec des communautés déracinées et des individus se déplaçant de pays en pays, chacun apportant avec lui ses pratiques respectives.

Dans les cas où les autorités rabbiniques divergeaient sur l’interprétation d’une loi, Caro a essayé d’offrir une conclusion définitive, exposant son raisonnement. En termes d’organisation, Beit Yossef s’est basé sur un code juridique antérieur, l’Arba’a Turim de Jacob ben Asher.

Le Shulhan Arukh (“table dressée”), achevé en 1555 et publié pour la première fois en 1565, devait être un accompagnement concis de Beit Yosef et était destiné aux étudiants, alors que ce dernier était de nature savante. Sa diffusion extrêmement répandue était en partie due au fait qu’il s’agissait de l’une des premières œuvres publiées sur l’imprimerie de Safed.

Bien que le Choulhan Aroukh représentait la vision du monde des Juifs séfarades lorsqu’il abordait la coutume, quelques années après son apparition, Moïse Isserles sortit avec une sorte d’annexe – la Mappa (“nappe”), qui complétait le Choulhan Aroukh avec un recueil des coutumes ashkénazes.

Caro a également tenu un journal personnel sur sa vie mystique, qui ne se reflète pas autrement dans ses écrits. Écrit sur peut–être 50 ans, et publié seulement après sa mort, le Maggid Mesharim (“prédicateur de la justice”) raconte les rencontres de Rabbi Caro avec une voix mystique – sa “maggid” – qu’il croyait être l’incarnation de la Mishna elle-même.

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Le maggid de Caro le critiquait lorsque son comportement était laxiste et le mettait au courant de ce qu’ils disaient de lui au paradis. Il l’a même exhorté à consacrer plus de temps à l’étude de la kabbale.

Le rabbin Joseph Caro est décédé ce jour-là à Safed, en 1575, à l’âge de 86 ou 87 ans.

Twitter: @davidbeegreen

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